DIALOGUE ISLAM ET CHRÉTIENTE

259 ISLAMMODÉRÉ ? Notes 1998 Le rédacteur en chef d’une publication saoudienne a récemment écrit : « Tous les musulmans ne sont pas des terro- ristes, mais tous les terroristes sont musulmans ; les massacres perpétrés contre des enfants et des civils au nom de Dieu (Allah) le Clément Miséricord- ieux. Déjà en 2002, les chefs religieux musulmans les plus célèbres justifiaient les actes de martyre des moudjahidin en trouvant leur fondement dans le Co- ran et dans la tradition du prophète. Les événements quotidiens de la guerre en cours rapportent de plus en plus que le contrôle de la population, reste entre les oulémas et les imams des mosquées, à tel point qu’ils sont devenus les interlo- cuteurs privilégiés des gouvernements occidentaux. Il devient évident que la lutte contre le fondamentalisme religieux ne peut être gagnée qu’avec la contribu- tion que les chefs religieux musulmans des pays arabes peuvent apporter et que tous les moyens doivent être adop- tés par les pays concernés pour obtenir leur adhésion. Les diverses initiatives publiques de dialogue entreprises par les organisations chrétiennes en Occi- dent ne peuvent porter leurs fruits que si elles sont reproduites dans les pays islamiques. Il est essentiel que l’Union Eu- ropéenne doit également veiller à ce que la voie du dialogue soit suivie dans les pays islamiques, arabes et non arabes. Personnellement, je ne crois pas à la déf- inition d’un «Islam modéré». Il n’y a qu’un seul islam, appliqué dans des mesures aussi différentes selon les dirigeants du moment et du pouvoir en place dans un lieu donné ; en aucun cas il ne contient les ingrédients de ce que nous appelons dans la démocratie : liberté et égalité. Actuellement, puisqu’il n’y a pas de séparation entre l’État et la religion dans les pays arabes, seule la manière dont les lois islamiques sont enseignées et appli- quées différencie l’Islam et nous oblige à donner l’étiquette d’Islam modéré. Un Islam qui ne devrait pas discriminer les citoyens sur la base de leurs croyances religieuses ou de leur sexe, permettre la liberté de culte et de choix religieux, ne pas interdire l’exercice de certaines pro- fessions aux femmes et aux non-musul- mans, où il y a liberté de pensée, choix religieux, égalité des droits entre citoyens sans aucune discrimination fondée sur le sexe ou la croyance religieuse.

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