DIALOGUE ISLAM ET CHRÉTIENTE

260 LE CONSEIL ISLAMIQUE: PREMIER PAS VERS LA CHARIA EN ITALIE ? FAX - 2006 Une de mes amies musulmanes a quitté un pays arabe pour s’installer dans l’État de l’Ontario, au Canada, afin d’échapper à la discrimination inhérente à la charia contre les femmes. Malheureusement, en Ontario, il y a une proposition de loi qui permet l’application de la charia aux pro- blèmes des familles, alors mon amie au Canada est donc passée de la poêle à fri- re au feu grâce aux consultations locales. Le président de l’UCOII, le docteur Nour, ayant déclaré à la télévision au ministre turc que les lois italiennes s’approchent (devraient s’approcher) lentement de la charia, n’y aurait-il pas l’intention d’utili- ser le Conseil italien comme une tentative de faire un premier pas vers l’introduction de la charia en Italie? Représentation L’instabilité du Moyen-Orient, accom- pagnée d’une haine généralisée contre IRAK, DÉMOCRATIE, ISLAM, VIDE POLITIQUE Un pays où la démocratie est en vigueur est celui que vous avez défini, cher Mieli, où la liberté de pensée, la liberté de choix religieux et l’égalité des droits des citoyens sont en vigueur sans aucune discrimination fondée sur le sexe ou la croyance religieu- se. La démocratie n’est pas une habitude de « de prêt à porter «, mais elle doit être conquise à un prix élevé, un prix que les peuples occidentaux et irakien paient cher. Je me demande si le chemin emprunté actuellement est le bon pour la conquête de l’objectif tant convoité. En fait, les év- énements quotidiens de la guerre en cours rapportent de plus en plus que le contrôle de la population, du moins ceux qui font les gros titres et les plus bruyants, reste entre les oulémas et les imams des mosquées. Il est clair que laisser la période de transi- tion aux Irakiens serait donner libre cours au pouvoir religieux, qui a rapidement comblé le vide laissé par Saddam et sem- ble être devenu l’interlocuteur privilégié des gouvernements occidentaux en cette période délicate. Ne représenteront-ils pas le peuple ou ne dicteront-ils pas leu- rs conditions pour l’établissement de la loi islamique ? Une loi qui prévaut dans tous les pays arabes mais qui ne contient pas les ingrédients de ce que nous appelons la démocratie : liberté et égalité.

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