DIALOGUE ISLAM ET CHRÉTIENTE

249 inconnues d’elles, qui les ont attirées vers nous. Le développement passe par les femmes : leur faire connaître, directe- ment à elles, sans intermédiaires et sans fausse modestie, leurs droits et devoirs à travers les étapes essentielles que sont l’école, l’état civil et le public, la santé, etc. 4. Au-delà de l’acceptation, nous avons la tâche primordiale de préparer une politi- que pour leur intégration dans notre so- ciété, pour le partage des devoirs et des droits, pour nos valeurs de liberté de con- science et pour leur adhésion aux bases éthiques de notre république. 5. Les commentateurs musulmans inter- rogés qui se réfèrent au Coran répètent les mêmes concepts de paix, de droits, de liberté, d’égalité, etc... et lorsqu’ils citent un verset du Coran qui confirme ce qu’ils disent en omettant de le mentionner en entier, le verset continue en disant que les droits ne concernent que ceux qui croient en Allah, cela trompe normalement l’in- terlocuteur non méfiant. Allah n’a pas la même signification pour le musulman et le chrétien ; Dieu n’a pas la même signifi- cation dans les deux religions. A mon avis, puisqu’il n’y a pas un seul «véritable Islam», nous sommes confron- tés à des opinions différentes qui pourra- ient avoir une incidence sur les immigran- ts si l’autorité compétente n’intervient pas dans l’inculturation et le contrôle du territoire. 6. L’intervieweur a eu raison de vérifier si la situation idyllique abondante de la cha- ria est pratiquée dans les pays d’origine. Ou bien elle n’existe que dans leur imagi- nation ; on l’appellerait «vœu pieux». Enfin, j’ajoute un aspect primordial : Quelle sera l’influence des musulmans européens sur les institutions arabes et par conséquent sur les sermons et les enseignements donnés dans les pays d’origine et de rebond dans notre pays ? Il est contre-productif de voir certaines personnalités publiques en Italie s’adapter aux coutumes de l’immigré musulman « ne pas se heurter «, cela va à l’encontre du processus d’intégration. J’ai dû enregistrer les émissions, parce qu’elles ont été diffusées le deuxième soir et que je les ai regardées plus tard. En plus de l’intérêt que l’émission aura suscité, elle nécessitera une diffusion pro- longée dans des heures décentes avec une publicité adéquate ; elle pourrait de- venir un sujet de débat parmi les jeunes, les étudiants, les professeurs, les profes- sionnels et pourquoi pas, les musulmans eux-mêmes. Qu’en pensez-vous ? Je vous remercie de votre attention et de vos commentaires.

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